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ARTICLE DU 27/03/2001
Après un pic de 145 séismes enregistrés dimanche, et la possibilité d'une éruption imminente, pour la seconde fois en quatre semaines, le piton de la Fournaise semblait s'être une nouvelle fois apaisé hier soir malgré une sismicité encore soutenue.
Les chercheurs ont établi depuis les années 80 un modèle de structure du piton de la Fournaise déjà plusieurs fois modifié sur lequel nous avons porté la localisation des séismes superficiels et celle des séismes plus profonds de la crise en cours. Comme on le voit, de nombreux points d'interrogation subsistent sur le fonctionnement de ce modèle. L'actuelle crise va peut-être alimenter le débat (d'après un document de l'Observatoire volcanologique).

Apres ma crise de dimanche

L'attente se poursuit


Toujours pas d'éruption hier soir. Aujourd'hui, un mois jour pour jour après le déclenchement par la préfecture de la première phase dite de préalerte, le public peut s'interroger sur la situation. Les scientifiques de l'observatoire volcanologique eux-mêmes restent en position d'attente, le piton de la Fournaise n'ayant jamais eu ce comportement depuis une vingtaine d'années qu'ils le surveillent.
Hier, au lendemain de la crise de dimanche (plus de 70 séismes en quarante minutes, et 145 au total pour la journée), on comptait encore près de deux séismes par heure en moyenne. Plusieurs ont atteint une magnitude de 1,6 à 1,7, localisés comme la veille au-dessus du niveau de la mer.
Tôt dimanche matin, comme vendredi déjà, une série de séismes profonds a en revanche été enregistrée à l'aplomb du volcan, entre 1 et 2 kilomètres sous le niveau de la mer, suscitant des interrogations chez les chercheurs de l'observatoire. Comme on peut le voir sur le schéma ci-contre, ces événements traduisent peut-être la mise en jeu successives de "sources" de magma diverses puisqu'elles sont connectées entre elles par un important réseau de fractures qui parcourt le massif du volcan.
Au piton de la Fournaise, il semblent qu'elles jouent un rôle prépondérant dans le stockage du magma à faible profondeur sous le sommet. Ce sont les modifications chimiques et physiques du magma (composé de roche fondue et de gaz), lorsqu'il se rapproche de la surface, qui sont à l'origine des séismes les plus superficiels.
Le déroulement de la crise actuelle, où l'on a observé pour la première fois une migration de la localisation des séismes vers une zone plus profonde, va fournir aux chercheurs des données supplémentaires propres à alimenter les hypothèses en suspens sur le fonctionnement du volcan de la Réunion.
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* Alerte 1 en cours.
Accès à l'enclos du volcan interdit.
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LES SCOLAIRES INTERDITS DE VOLCAN


La publication dans le Journal de l'île de mercredi dernier de l'hypothèse de chercheurs de l'observatoire, émise début janvier, de la possibilité d'une éruption au cours de la seconde quinzaine de mars, a fait réfléchir. Dès jeudi matin, le rectorat, à son tour en alerte rouge, diffusait cette note aux chefs d'établissement : "Le préfet de la Réunion nous informe que, par précaution, les sorties et les excursions au volcan, en particulier celles qui prévoient une descente dans l'enclos, doivent être reportées à une date ultérieure, une éruption étant attendue d'ici la fin du mois de mars". Mais si les établissements du secondaire ont bien reçu ledit message le jour même par courrier électronique, les directeurs des écoles primaires attendaient toujours hier, lundi, le courrier qui, chez eux, arrive encore par le facteur. Ouf, entre-temps, l'enclos a été fermé pour cause d'alerte 1. Et la sécurité de nos enfants, alors ?

F. M.-A.