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Après une semaine d'attente, la vigilance demeure de mise au Piton de la Fournaise
L'alerte 1 levée mais l'accès au volcan reste interdit
Une semaine après l'alerte "rouge" de samedi dernier, on ne sait plus trop bien à quel saint se vouer. À tel point que si la décision - assez logique - de lever l'alerte 1 d'éruption imminente a été prise, la préfecture a décidé de maintenir la fermeture de l'enclos au public. On ne sait jamais...
La crise sismique de samedi dernier, survenue après quatre jours de préalerte depuis le 27 février, a tourné court. Comme on le sait, une heure plus tard, elle s'est progressivement apaisée et, au cours de la nuit suivante, l'observatoire volcanologique n'enregistrait plus un seul séisme. Même si quelques fluctuations dans l'activité ont été constatées dans le courant de cette semaine, un retour au "calme" s'est opéré et, hier, la préfecture a décidé de lever l'alerte 1 qui correspond à une "éruption imminente".
Plus question d'éruption donc pour l'instant. Mais la vigilance reste de mise car, on l'a vu la semaine dernière, une crise éruptive peut démarrer sans guère de signes précurseurs, les scientifiques de la Fournaise en ont fait plusieurs fois l'expérience. D'ailleurs, indiquait hier Thomas Staudacher, responsable de l'équipe de La Plaine-des-Cafres, "nous allons continuer les gardes au moins jusqu'à la semaine prochaine". Et la préfecture a décidé de revenir au stade de préalerte précédent, comme le prévoit le plan de secours spécialisé éruptions volcaniques.
UN EQUILIBRE PROVISOIRE
Autrement dit, méfiance : le piton de la Fournaise ne dort que d'un œil. Comme nous l'indiquait hier l'observatoire, "si la sismicité a pratiquement disparu, les autres données restent néanmoins constantes depuis plusieurs jours". Les déformations du massif mesurées par les inclinomètres et les extensomètres se maintiennent sans qu'aucun mouvement de déflation n'apparaisse. Le "gâteau" n'est donc pas en train de se dégonfler et la pression existe toujours sous le volcan. L'absence de signaux indique peut-être simplement que la Fournaise a trouvé un équilibre provisoire en attendant de nouveaux mouvements de magma qui se traduiraient alors par une nouvelle crise.
L'actuelle phase d'activité du volcan a débuté doucement dans les premiers jours de janvier avant de prendre un peu d'ampleur il y a un mois déjà.
François Martel-Asselin
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Idées de balades autour du volcan Si l'on ne peut plus entreprendre l'ascension du sommet du piton de la Fournaise depuis une semaine maintenant, ce ne sont pourtant pas les buts de randonnée qui font défaut à proximité immédiate du volcan, avec le Pas de Bellecombe comme point de départ. Si vous ne faites pas le traditionnel tour des cratères, il y a au moins aussi beau et que vous ne connaissiez pas... Voici une sélection. * Piton de Partage: au lieu de bifurquer pour descendre les 400 marches du Pas de Bellecombe, continuez tout droit depuis le parking en longeant l'enclos vers l'est. En une demi-heure de marche aisée (sans problème pour de jeunes enfants), vous parviendrez au point de vue du Piton de Partage d'où, en 1998, vous observiez le Piton Kapor dans toute sa splendeur. Vous découvrez la partie nord de l'enclos. * Nez coupé de Sainte-Rose: continuez au-delà du piton de Partage, mais uniquement si le ciel s'annonce dégagé. En deux heures environ (4,3 km), vous parviendrez à votre but après avoir peut-être croisé un tangue : un panorama splendide, pas assez connu à notre avis, sur les Grandes pentes, véritable toboggan à 40 degrés d'inclinaison qu'empruntent les coulées de lave pour atterrir plus bas dans la Plaine des Osmondes. Paysage à couper le souffle par beau temps, avec vue sur le piton de Crac. Sauf en survolant l'enclos, on ne peut contempler de nulle part ailleurs cette zone, très difficilement accessible à pied en l'absence de sentier. Gare au retour avec près de 300 mètres de dénivelée vers le parking. Compter près de 5 heures au total. * Fond de la rivière de l'Est: garez-vous au gîte du volcan. Longue descente en serpentant sous les tamarins avant d'arriver en vue du camp Marcellin, zone de pâturages avec pelouses à perte de vue... En 8 kilomètres, on arrive à un refuge et au cassé de la rivière de l'Est. C'est loin la mer ? Oui, il y a bien le sentier des Citernes, mais il est réservé aux marcheurs expérimentés ! Remontez donc vers le gîte (500 mètres de dénivelée !). 6 heures aller-retour Une variante, plus longue, plus sévère, permet de rentrer par le Nez coupé de Sainte-Rose. * Le Morne Langevin: depuis le Pas des Sables, un aller-retour et non plus une boucle comme par le passé, la seconde partie ayant été fermée suite aux éboulements qui ont emporté la falaise (et le sentier !) en surplomb du bras de Mahavel. Sans grande difficulté, mais parcours caillouteux avec, au bout, une vue plongeante sur le lit de la rivière Langevin qu'on domine de plus de 1 000 mètres. Superbe. Environ 3h30. * A lire Le Massif de la Fournaise, 10 sentiers de découverte (édité par l'ONF). 10 fiches avec les randonnées en photos aériennes. |