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Au lendemain de la crise sismique qui a secoué le Piton de la Fournaise samedi en fin d'après-midi, et qui s'est atténuée au fil des heures, un calme surprenant régnait hier soir. Brutalement, à partir de 2 heures du matin dimanche, le réseau de surveillance de l'observatoire n'a plus capté aucun signal sismique en provenance du massif du volcan, soudain étrangement silencieux, "comme si les appareils étaient tombés en panne", plaisante l'un des scientifiques de permanence dimanche. En tout cas, cette situation prévalait encore tard hier soir.
L'alerte 1, décrétée samedi par la préfecture alors que tout pouvait laisser penser à l'imminence d'une éruption, n'a pas été levée et l'accès à l'enclos reste toujours interdit. En effet, la menace existe toujours : les calmes sont parfois trompeurs et celui observé depuis la nuit de samedi à dimanche ne correspond probablement qu'à une phase de rémission. L'an dernier, avant l'éruption du mois de juin notamment mais celle d'octobre aussi, une telle période de calme a précédé la crise sismique qui allait être la "bonne", celle qui accompagne le déclenchement de l'éruption. Seul hic: on ignore combien de temps elle peut durer. Quelques heures, quelques jours, voire plus ?
Des équipes réduites de gendarmerie, provenant des compagnies de Saint-Pierre comme de Saint-Benoît, se relaient depuis la soirée de samedi au Pas de Bellecombe, pour faire respecter la consigne d'interdiction d'accès à l'enclos en vigueur depuis samedi. Une signalisation complémentaire a été disposée sur la piste forestière avant l'arrivée au parking terminal. A l'observatoire, les gardes sont bien évidemment maintenues.