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Après vingt jours d'activité, le piton de la Fournaise se rendort

Eruption terminée

Tombée à un niveau très bas à la veille du week-end, l'activité a pris fin "officiellement" dans le courant de la soirée de samedi, a indiqué hier l'observatoire volcanologique qui enregistre toujours des séismes cependant.


Le Piton de la Fournaise s'est rendormi samedi dans la soirée. C'est ce qu'ont annoncé hier les scientifiques de l'observatoire après dépouillement des dernières données enregistrées ce week-end. Une éruption qui se situe dans la bonne moyenne des périodes d'activité de notre volcan puisque les deux précédentes, en juillet et septembre 1999, avait duré respectivement treize et vingt-six jours.
Au terme d'une semaine dominée par l'apparition d'une sismicité anormale qui a justifié l'évacuation de l'enclos, le dimanche 27 février, tous les signes d'une fin d'activité très proche sont apparus samedi dans la matinée sous forme de phénomènes de dégazages brutaux, audibles pendant plusieurs heures jusqu'au Pas de Bellecombe. Puis, le trémor lié à l'éruption, déjà très ténu, a disparu des tracés sismiques.

VIGILANCE TOUJOURS

Les séismes enregistrés tout au long de la semaine dernière au-dessus du niveau de la mer et à l'aplomb du sommet du volcan - jusqu'à huit par jour, dont l'un considéré comme "fort" par l'observatoire (magnitude 1,9) - se sont calmés à partir de samedi. Depuis la fin de l'éruption, samedi soir, le réseau de surveillance n'en a plus enregistré que deux par jour.
Avec la fin de l'activité, l'équipe scientifique, très sollicitée depuis trois semaines, a décidé hier de suspendre les permanences assurées vingt-quatre heures sur vingt-quatre depuis le lundi 14 février. Dans ces conditions, sauf nouvelle alerte, l'enclos devrait désormais être rapidement rendu au public qui n'a pu y accéder pendant deux des trois semaines qu'a durées l'éruption, marquée de toute façon par une météo plutôt médiocre. La nouvelle réjouira certainement les gendarmes qui pourront eux aussi alors lever le camp.
La vigilance reste de mise toutefois puisque l'apparition d'une sismicité non négligeable en cours d'éruption il y a maintenant près de dix jours laissait envisager sa réactivation voire l'ouverture de nouvelles
fissures.
Le Piton de la Fournaise ne dort que d'un oeil serait-on tenté de dire.
François Martel-Asselin

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* Aucune décision concernant une éventuelle réouverture de l'enclos n'avait été prise hier soir. Il faudra donc de toute façon attendre le feu vert de la préfecture pour pouvoir entreprendre à nouveau l'ascension du Piton de la Fournaise. Si tel est le cas, veillez à respecter les nouveaux balisages mis en place par l'ONF, puisque le sentier de la soufrière, entre la chapelle de Rosemont et le cratère Dolomieu, a été coupé par les fissures et les coulées de l'éruption du 14 février.

Mardi 7 Mars 2000