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Un calme relatif règne après une semaine agitée, mais l'enclos reste fermé

L'éruption entre dans sa quatrième semaine

Depuis samedi matin, l'observatoire volcanologique n'enregistre plus que des signes d'activité des plus réduits.

Le nombre des séismes qui agitent le volcan, à l'origine de la fermeture de l'enclos il y huit jours, a beaucoup diminué ce week-end. L'activité qui a débuté le 14 février, il y a trois semaines tout juste aujourd'hui, semble sur le point de s'achever.
C'est ce que signifient sans doute ces phénomènes de dégazage brutaux typiques des fins d'éruption observés samedi pendant plusieurs heures, de véritables détonations entendues par les gendarmes au Pas de Bellecombe (notre édition d'hier).
Pourtant, le Piton de la Fournaise va-t-il en rester là ? Les scientifiques s'interrogent toujours sur les séismes que le réseau de surveillance a enregistré tout au long de la semaine, certains assez forts, qui ne semblent pas avoir eu d'influence sur l'activité en cours, au demeurant de plus en plus réduite.
Selon eux, autre chose se prépare, comme l'ont répété les communiqués quotidiens de la préfecture: soit une réactivation de l'éruption en cours, soit l'ouverture de nouvelles fissures. Mais pour l'instant, rien n'est encore venu. L'attente se prolonge donc, alors que l'enclos est toujours interdit au public, depuis huit jours maintenant. Seul un retour au calme sismique pourrait permettre sa réouverture.
De toute façon, on n'a pas perdu grand chose la semaine passée: l'enclos a souvent été envahi par la pluie - amenée par le passage au large de la tempête tropicale Gloria - et le brouillard ensuite. De nuit, quand par chance le temps était dégagé, on a pu encore observer ces jours derniers depuis le Piton de Partage quelques lueurs rouges dans l'enclos, en regardant vers le Nez coupé de Sainte-Rose, là où se sont épanchées les coulées. Hier, plusieurs cars de visiteurs et une centaine de voitures ont été dénombrés au Pas de Bellecombe mais la plupart ne se sont pas attardés, faute de spectacle et avec l'arrivée d'un temps plus que maussade l'après-midi.
François Martel-Asselin

Lundi 6 Mars 2000