Sommaire


La troisième éruption de l'an 2000 du piton de la fournaise

Un week-end pas comme les autres

Le spectacle d'une multitude d'évents actifs sur la fissure de plusieurs centaines de mètres qui s'est ouverte jeudi sur le flanc sud-est du cône terminal du Piton de la Fournaise a disparu en quarante-huit heures. Néanmoins, hier, l'activité se concentrait, toujours très soutenue, sur une bouche principale. Et l'éruption, qui vient de passer le cap du premier week-end, pourrait durer selon l'observatoire volcanologique.

Reportage: François Martel-Asselin

Les nuits les plus courtes

Une poignée de cinéastes et de photographes se retrouvent
à chaque éruption du Piton de la Fournaise.
Toujours les mêmes, prêts à passer des nuits et des jours
au chevet des éruptions. Mais le spectacle se mérite:
hier matin, pour capter la meilleure lumière,
les meilleurs angles, ils avaient mis leurs montres
à sonner à 4 heures, le temps de se préparer avant
les premières lueurs de l'aube, peu après 5h15 !

La gueule du monstre

En moins de trois jours, l'activité s'est concentrée
sur cette bouche vers 2000 mètres d'altitude.
Un jaillissement permanent dans un tonnerre
de dégazage a édifié peu à peu ce cône impresssionnant.


Fascination

Un ancien cône, situé au nord de la fissure éruptive de jeudi,
offre une vue idéale et permet de se trouver
au même niveau que le cratère en pleine activité.
De là, on embrasse aussi le spectacle
de la coulée qui s'écoule vers l'est.

La route est loin

Après les pentes abruptes du cône terminal de la Fournaise,
le torrent de feu issu d'un tunnel provenant de la bouche active s'assagit
et serpente en longeant le pied du piton Pârvédi
né de l'éruption du 23 juin dernier, avant de basculer dans les Grandes pentes:
c'est ce peuvent apercevoir par temps dégagé les spectateurs massés
sur la route nationale 2. Mais la faible déclivité qu'il trouve plus bas
dans le Grand-Brûlé limite ensuite sa progression vers la côte.



Lèvres en feu

En quelques heures au cours de la nuit de samedi à dimanche,
le cratère principal a changé de physionomie.
Les projections ont édifié un véritable mur en rive droite
de la bouche active, illuminé par le soleil échappé de la mer de nuages.


Lundi 16 Octobre 2000