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PITON DE LA FOURNAISE

Les victimes de l'éruption et les autres

Les jours se suivent et se ressemblent au Piton de la Fournaise du moins pour les hommes du Peloton de gendarmerie de haute montagne auxquels, dans les conversations privées, au lendemain d'un week-end par exemple, on évitera par les temps qui courent de demander s'ils sont déjà allés voir l'éruption en cours Hier encore, pour la deuxième fois en deux jours (notre édition d'hier), ils ont en effet été appelés, vers 14 heures, pour secourir un randonneur victime d'une entorse dans la zone sommitale du volcan, aux abords du cratère Dolomieu. Mais comme la veille, pas moyen de déposer les sauveteurs dans l'enclos, en raison du temps bouché. Les hommes du PGHM ont donc fait un bout de route en voiture avec l'assistance de la brigade de la Plaine-des-Cafres avant d'entreprendre à pied l'ascension du sommet, comme au bon vieux temps. Le retour au Pas de Bellecombe de la victime et des secouristes était prévu dans la soirée, sauf complication.
Jeudi déjà, une randonneuse épuisée, qui avait finalement réussi à rentrer par ses propres moyens aidée de ses proches, avait mobilisé assez inutilement les sauveteurs.
Les derniers témoignages que nous avons pu recueillir sur le spectacle offert par l'éruption remontent à pas plus tard qu'hier : le Piton Morgabim demeure actif (projections) avec de grosses sorties de coulées en contrebas à intervalles réguliers et d'autres sorties de lave, peu accessibles. Attention, ne vous écartez pas des sentiers balisés : en cas de brouillard, qui peut envahir brusquement l'enclos, vous risquez de ne pas retrouver votre chemin. N'oubliez pas qu'il faut compter de trois à cinq heures de marche pour le seul retour vers le Pas de Bellecombe !
F. M.-A.

Samedi 4 Novembre 2000