
NOUVELLE INTERVENTION DU PGHM HIER
L'éruption est toujours accessible à pied depuis le Pas
de Bellecombe selon l'itinéraire balisé mis en place par
l'Office national des forêts. Mais encore une fois, il convient d'attirer
l'attention des randonneurs sur la difficulté de ce parcours que
la plupart d'entre eux effectueront en guère moins de sept à
dix heures de marche. Terrain difficile, altitude, météo
changeante, fatigue prévisible au retour, surtout en cas de marche
nocturne, peuvent transformer cette randonnée en une véritable
épreuve, aggravée par une condition physique défaillante.
Hier encore, le Peloton de gendarmerie de haute montagne a été
mobilisé pour porter assistance à un randonneur de 65 ans
en difficulté, l'alerte ayant été donnée par
un autre marcheur de retour vers le parking puisque le téléphone
mobile ne passe pas dans la zone de l'éruption. N'ayant pu poser
leur hélicoptère en raison du temps bouché, les gendarmes
sont partis à pied Entre-temps, plusieurs heures s'étant
écoulées en raison des difficultés de communication
et d'accès, ils sont tombés sur leur "victime" presque rentrée
au bercail avec l'aide de ses proches. Moralité : il ne faut pas
présumer de ses forces et, sauf accident ou détresse médicale,
mobiliser les secours pour un simple "coup de barre" qu'on aurait pu éviter
en s'alimentant et en buvant correctement relève d'une forme d'irresponsabilité.
F. M.-A.
Vendredi 3 Novembre 2000