LE RISQUE MÉTÉOROLOGIQUE
De même, une nouvelle coulée s'échappait hier de
la base du cône, installé à 1 800 m d'altitude environ
sur le flanc sud-est du volcan, en complément de celle déjà
observée la veille, quelques centaines de mètres en aval.
En raison de la topographie, elle se dirigeait vers le nord-est avant de
reprendre une direction est. Toutefois, elle atteignait à peine
le cassé qui marque la limite des Grandes pentes et la descente
vers le Grand-Brûlé. Hier, une équipe du Peloton de
gendarmerie de haute montagne dirigée par l'adjudant-chef Emin a
procédé à une reconnaissance en vue d'évaluer
la possibilité de rouvrir l'enclos au public. Déposés
dans la matinée par l'hélicoptère, les hommes du PGHM
ont entrepris à pied le retour vers le Pas de Bellecombe. De leur
rapport ressort la difficulté du balisage du long parcours vers
l'éruption, indiquait hier soir la préfecture. Marquage à
la peinture, pancartes, consignes de sécurité : il faudra
sans doute plusieurs jours d'aménagement, estime l'administration
qui souligne la difficulté d'accès au site. Son éloignement
("neuf heures de marche aller-retour pour des marcheurs confirmés"),
doublé du risque météorologique dans ce secteur de
l'enclos, imposent des conditions de sécurité plus importantes
que d'habitude. Les opérations de secours déclenchées
à trois reprises depuis le début de l'éruption sont
là pour le prouver.
Reste à espérer que le balisage sera terminé avant
la fin de l'activité.
François Martel-Asselin
Samedi 8 Juillet 2000