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Un randonneur a passé la nuit de samedi à dimanche dans l'enclos interdit

Encore un sauvetage au volcan

Bravant l'interdiction d'accès et le mauvais temps, un randonneur originaire de la région parisienne n'a pas hésité samedi à se rendre sur le site de l'éruption. Perdu dans l'enclos noyé sous les nuages et la pluie, il a été récupéré hier matin seulement par les gendarmes.

Il y avait eu la nuit à la belle étoile d'un photographe du "Quotidien", évacué dimanche dernier au matin par l'hélicoptère des gendarmes; puis, mardi dernier, cette expédition organisée pour des journalistes, commencée à pied mais achevée en hélicoptère à la nuit tombante pour certains d'entre eux Hier, c'était au tour d'un randonneur d'être récupéré par les gendarmes !
Un temps quasi cyclonique a parfois régné ce week-end sur le massif du Piton de la Fournaise. L'hélicoptère de la gendarmerie a d'ailleurs dû se poser à la Plaine-des-Cafres hier matin, d'où les hommes du PGHM ont gagné en voiture le Pas de Bellecombe pour rechercher le "naufragé du volcan" qui avait lancé samedi soir un appel de détresse à l'aide de son téléphone portable.
Dans l'impossibilité de regagner par ses propres moyens le parking en bordure de l'enclos, le randonneur - un habitant de la région parisienne familier semble-t-il des éruptions du Piton de la Fournaise - avait alerté les secours samedi en fin d'après-midi. Il se trouvait dans les parages du Piton Kapor, indiquait-il seulement.
Pour tourner l'interdiction d'accès à l'enclos en vigueur en raison de l'éruption du vendredi 23 juin, il n'avait pas hésité le matin-même à entreprendre la remontée vers le volcan, à partir de la route nationale 2 en passant par les Grandes pentes Mais c'était sans compter sur la difficulté (plus de 1700 mètres de dénivelé, en terrain difficile) et surtout sur le mauvais temps.

LA CHALEUR D'UN TUNNEL DE LAVE

La brève embellie trompeuse de samedi matin a vite laissé place à un chaos de brouillard et de pluie qui a ensuite sévi toute la journée. C'est au moment du retour vers le Pas de Bellecombe qu'il s'est senti en difficulté et a appelé les secours. Une intervention nocturne s'annonçant difficile dans ces conditions, le Peloton de gendarmerie de haute montagne, après s'être assuré qu'il était indemne, bien équipé et en état de passer une nuit seul dans l'enclos, lui a conseillé de se réfugier dans un trou, à l'abri du vent et de la pluie. Par chance, il se trouvait dans le secteur des coulées de l'éruption de février dernier et a donc pu profiter de la chaleur qui s'en dégage encore en s'échappant des profondeurs, conduite par les anciens tunnels de lave.
La nuit n'a sans doute pas été confortable, les températures au volcan descendant en-dessous de zéro degré ces jours-ci au volcan
Hier matin, les gendarmes du PGHM ont réussi à le rejoindre et à le ramener à pied vers la sortie de l'enclos, fatigué mais sain et sauf. Après avoir récupéré au gîte, en attendant le dégagement de la route (lire par ailleurs), il a été raccompagné par les gendarmes à Saint-Denis.
F. M.-A.
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* L'éruption se poursuit.
En raison du mauvais temps, aucune observation n'a été possible hier. L'accès à l'enclos reste interdit. Répondeur téléphonique de l'observatoire : 27.54.61

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Pendant plusieurs heures hier
L'accès au volcan bloqué par un car en difficulté

Il a été impossible de se rendre au Pas de Bellecombe ou de quitter le volcan pendant une partie de la journée d'hier, un autocar en mauvaise posture bloquant la chaussée dans la descente tout en épingles à cheveux de la plaine des Sables.
Le véhicule, d'une capacité d'une trentaine de places et appartenant à la société Ah-Niave de la Ravine-des-Cabris, a semble-t-il manqué un virage et s'est retrouvé l'essieu arrière-droit dans le profond caniveau qui borde la chaussée. Dans l'impossibilité de se dégager par lui-même, son chauffeur a alerté les secours. En raison du mauvais temps, les passagers sont restés à bord en attendant un autre bus venu en début d'après-midi. Le garage Fontaine, à l'aide d'un puissant engin, est parvenu au prix d'une heure de travail à remettre sur roues le bus en difficulté qui a pu redescendre vers la Plaine-des-Cafres par ses propres moyens. Pendant ce temps, des véhicules sont restés bloqués côté Pas de Bellecombe et des clients attendus au gîte ont dû patienter. La chaussée a été dégagée peu après 16h. On n'ose imaginer les conséquences d'un tel incident si le soleil avait brillé sur la région du volcan, attirant son lot de visiteurs habituels

Lundi 3 Juillet 2000