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LES CÉRAMISTES D'ART SUD EN ATELIER GRANDEUR NATURE DANS L'ENCLOS DU PITON DE LA FOURNAISE

Sous leurs pieds le basalte en fusion

 

Le rêve de tout céramiste est de travailler sur un atelier grandeur nature. Mais pour concrétiser une telle ambition, encore faut-il disposer d'un volcan, actif (c'est mieux), d'outils adéquats (faits maison s'il le faut), et surtout, de courage et de temps. Les stagiaires du centre des Arts du feu de Saint-Joseph, "Art Sud", emmenés par leur professeur Claude Berlie-Caillat, n'ont pas hésité à fouler la lave en fusion le week-end dernier, histoire d'être en prise directe avec la réalité de leur matériau favori.

 

 

 

Les prélèvements s'effectuent armés de gants protecteurs, d'une longue pelle et d'une "carotte" conçues tout spécialement pour l'occasion. Des outils adaptés d'après les premières expériences tentées sur la coulée de 98 à Saint-Philippe, avec les maîtres verriers Frédérique Fandre et Yvon Champio.

 

 

 


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Trophée Pyramidal

Ils ont travaillé sur la matière brute et l'ont domestiquée dans un espace moulé.
La suie se déroulera en atelier. Claude et Frédéric en discutent déjà : "On va ajouter d'autres
éléments naturels, une composition minérale chimique pour accentuer le phénomène couleur".

 

 

 

 

 
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Les grands moyens

Le voyage sur la dernière éruption a été possible grâce à la collaboration des autorités et du Syndicat mixte de Pierrefonds qui a mis à disposition des "voleurs de feu" tous les éléments nécessaires à leur transport sur site. Il faut souligner que le Syndicat mixte s'implique totalement dans l'aventure de la céramique réunionnaise et accompagne ses acteurs dans leurs recherches. Vous pouvez d'ailleurs admirer une exposition permanente des oeuvres de Claude Berlies-Caillat à l'aéroport de Pierrefonds.

 

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Le week-end dernier, le cône situé sur la fissure du flanc sud du cratère Dolomieux, légèrement en contrebas du sommet, se manifestait encore toutes les quelques minutes en émettant des projections à plusieurs mètres de hauteurs, qui retombaient dans sa gueule rougeoyante.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Un tapis de souffre habille la partie active de la fissure du sommet à 2 500 mètres d'altitude. Peu à peu, sous l'action du soleil et des intempéries, il va se ternir avant de disparaître dès que les fumerolles qui imbibent le sol de cendres et de scories se raréfieront avant la fin de l'éruption.

 

 

 

 


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L'éruption tire à sa fin

Tombée à un niveau très bas au début de cette semaine, l'activité du Piton de la Fournaise n'offre plus aucun spectacle contrairement au week-end dernier, lorsqu'ont été prises les photos de cette page. Seul un rougeoiement était encore visible hier dans le cône situé en dessous du cratère Dolomieu, qui n'émettait plus qu'un maigre panache; la coulée dans le sud de l'enclos étant quant à elle manifestement figée. L'éruption du 28 septembre aurait-elle attendu que s'achève la semaine de la science pour tirer sa révérence ? Toujours est-il que les scientifiques ont allégé leur dispositif (notre édition d'hier), pour retrouver un rythme de travail plus normal, si tant est qu'on considère comme normal de devoir marcher parfois des heures sous le soleil ou la pluie, lourdement chargé, pour assurer la maintenance du réseau qui permet d'assurer la surveillance du volcan. Rendez-vous est pris pour la prochaine éruption. Qui d'ailleurs, fin juillet dernier, se serait risqué à prédire que la Fournaise nous remettrait ça moins de deux mois plus tard ? Mais ceci est une autre histoire
F. M.-A.

Dimanche 24 Octobre 1999