
PAS DE MÉDECIN AUPRÈS DE LA VICTIME
Le reste de la nuit n'aura pas été facile pour la randonneuse
et ses accompagnateurs, volontaires ou involontaires. Vers 7h30, l'arrivée
de l'Alouette bleue de la gendarmerie nationale l'a finalement délivrée
de ce mauvais pas. Entre-temps, quelque peu remise, elle avait déjà
entrepris, soutenue par son mari, le parcours de descente vers la Vierge
au parasol, qui aurait pu durer très longtemps. Un médecin
du Samu hélitreuillé sur le site - en raison de l'impossibilité
de tout poser - lui a tout d'abord fourni des sachets de sucre pour reprendre
des forces avant de décider son transfert vers le CHD de Bellepierre
pour un examen de routine afin qu'elle puisse regagner son domicile en
toute sécurité. La randonneuse, victime vraisemblablement
d'une sévère hypoglycémie la veille au soir, a ensuite
gagné l'hélicoptère grâce au treuil, non sans
appréhension, rassurée toutefois par le gendarme du peloton
de haute montagne (PGHM) qui l'a équipée du harnais nécessaire
à l'opération, tandis que ses proches et les deux pompiers
bénédictins regagnaient à pied leurs véhicules
à la RN 2.
L'aventure semble s'être conclue plutôt bien pour la jeune
femme, mais on peut s'interroger sur les raisons de l'absence de toute
assistance médicale au cours de cette nuit de samedi à dimanche.
Par ailleurs, les deux sapeurs-pompiers envoyés auprès de
la victime ne disposaient d'aucun équipement ni de moyens de liaison
radio. Ils ont appris par les bons soins de randonneurs l'arrivée
prochaine de l'hélicoptère, information transmise par leurs
collègues arrivés avec un VSAB à la Vierge au Parasol
sur le coup de 6 heures du matin.
F. M.-A.
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* Les gendarmes du PGHM ont dû procéder hier midi
à une seconde évacuation, à Roche-Plate Saint-Joseph
(rivière des Remparts) où une personne victime d'un sérieux
malaise a été transférée vers l'hôpital
de Terre-Rouge.