
EN ATTENDANT FIONA
Une réunion, sous la présidence du préfet, rassemblant
les services de l'Etat, le conseil général et la Sotrader,
s'est tenue, hier matin, à la préfecture de Saint-Denis.
Les décisions suivantes ont été prises:
- Jusqu'à vendredi midi, l'accès au Pas de Bellecombe
est autorisé aux véhicules légers, aux motocyclettes
ainsi qu'aux bus de tourisme de moins de dix mètres.
L'accès n'est toutefois autorisé que dans la limite des
places de parkings disponibles au Pas de Bellecombe et sur ceux aménagés
en aval. En cas de saturation de ces parkings, les automobilistes sont
invités à patienter sur les parkings situés à
Bourg-Murat ou à emprunter des taxis collectifs.
La préfecture n'est pas en charge de l'organisation du système
de taxis collectifs, précise-t-elle, mais elle en encourage simplement
l'activité en leur assurant la priorité et en facilitant
leur rotation en cas de fermeture de la route forestière.
- A partir de vendredi midi, le système de transport public
mis en place le week-end dernier sera réactivé avec quelques
aménagements afin d'améliorer le service.
Les bus de tourisme de moins de dix mètres seront autorisés
à monter jusqu'aux parkings en aval du Pas-de-Bellecombe.
- L'accès à l'enclos et au Piton de Partage est autorisé.
Toutefois si les conditions météo devaient être défavorables
(en raison notamment de l'approche de la dépression tropicale Fiona),
ces accès seraient immédiatement interdits et toutes les
personnes en transit devraient rejoindre le Pas de Bellecombe.
Enfin, il faut rappeler que si l'accès au Piton de Partage est
autorisé, il demeure dangereux notamment en cas de forte affluence.
La mise en place d'un dispositif pour renforcer la sécurité
du site est en cours.
Ce mois de mars n'est décidément pas une période bénie pour les randonneurs. De très nombreux sentiers, devenus impraticables ou trop dangereux, avaient déjà été coupés ou interdits d'accès après les fortes pluies de février. Lundi 9 mars, l'Office national des forêts a été contraint de prendre de nouvelles mesures afin d'interdire cette fois l'accès aux abords du Piton de la Fournaise par les sentiers venant du littoral.
L"ENCLOS EST OUVERT, MAIS POURTANT...
Les autorités n'avaient guère envie, en effet, de voir
des hordes de randonneurs surgir de partout sur un site placé sous
très haute surveillance. On a vu, les jours derniers, combien les
autorités peinaient déjà à canaliser les curieux,
qui n'empruntaient pourtant qu'une seule route.
Pourtant, l'enclos est aujourd'hui ouvert. "Certes, mais dans des conditions
de contrôle et de sécurité très strictes", souligne
l'ONF. Des conditions qui ne sont pas réunies sur les sentiers du
littoral, surtout pour des randonneurs peu avertis. D'autant plus lorsqu'ils
s'y engagent de nuit : la semaine dernière, un couple a ainsi "perdu"
sa route, au niveau de la rivière des Remparts.
C'est donc pour ces raisons de sécurité que sept sentiers
sont interdits d'accès et ce jusqu'à nouvel ordre : sur Sainte-Rose,
il s'agit du sentier de la Cage aux Lions vers Nez-Coupé de Sainte-Rose
et du sentier partant des réservoirs EDF (Citernes) vers le fond
de la rivière de l'Est. Sur Saint-Philippe, du sentier du Tremblet
montant vers le Nez Coupé du Tremblet, du sentier partant de Mare-Longue-Basse-Vallée,
en direction des Puys Ramond, du GR2 variante en direction de Foc-Foc,
du sentier partant de Cap-Blanc et de la rivière Langevin en direction
de la Plaine des Sables. Sur la Plaine des Cafres, le GR2 de la RN3 en
direction du Pas de Bellecombe est également interdit.
Cette situation, aujourd'hui, ne semble plus devoir s'imposer, en raison
de l'absence d'activité inquiétante au volcan, car elle pénalise
inutilement les randonneurs
* Pour tout renseignement complémentaire, contacter la Maison de la montagne au 90.78.78.
«On ne compte plus les connections», explique-t-on du côté
du rectorat. «Grâce à notre site, nous offrons un moyen
moderne de vivre l'éruption du piton de la Fournaise et la coulée
de lave». Ainsi, les élèves ne sont pas obligés
de rester coincés pendant des heures entière dans les embouteillages.
De l'Italie à la France en passant par bien d'autres pays encore,
les connections proviennent d'un peu partout... Le site Internet sur le
serveur académique profite aussi, bien évidemment à
tous les établissements scolaires de l'île connectés
au réseau. Ils sont une vingtaine de lycées, collèges
et écoles primaires à surfer, non pas sur les laves mais
sur le web, à la recherche des nombreuses pages pédagogiques
entrées dans le serveur, et des informations pratiques. De la formation
de la Réunion à la structure géomorphologique du volcan,
en passant par la formation des caldeiras... toutes les informations relatives
au piton de la Fournaise sont ainsi disponibles en textes et en photos
sur le serveur académique. Il faut cependant s'armer de patience
pour trouver son compte, puisque la recherche est relativement lente. «Nous
disposerons de notre propre site sur Internet dans les prochains jours
et nous allons aussitôt consulter le site académique»,
explique Jean-Louis Bazoult, instituteur dans une école des hauts
de Saint-Paul. «Internet est une source intarissable d'informations
sur le volcan. Le rectorat a eu une idée lumineuse». Ses élèves,
issus de familles modestes, seront en tout cas ravis de voir des images
comme à la télé. Surtout ceux qui n'ont pas de moyens
de transport. «Mes parents ne travaillent pas, on n'a pas de voiture.
C'est pour ça qu'on n'est pas encore allé au volcan»,
regrette Julian... Grâce aux fonds propre de l'école, une
visite sur le site... naturel n'est pas à exclure. Chose qui se
fait déjà dans d'autres établissements. «Dans
chaque école, l'équipe pédagogique est libre d'organiser
ses sorties. Mais il faut que le conditions de sécurité soient
respectées tout au long du déplacement», précise-t-on
encore du côté du rectorat. «Les élèves
doivent également tenir compte des consignes mises en place»...
Parfois on s'estime mieux en phase avec la nature lorsqu'on se rend
directement sur place. Les élèves de terminale et de la 1re
S du lycée de Stella à Saint-Leu ne diront pas le contraire.
Accompagnés de leur professeurs Alain Barrère - enseignant
détaché de l'académie à la Maison du volcan
- ils se sont approchés des torrents de lave, hier. Contrairement
aux écoliers, âgés pour la plupart de moins de 8 ans,
les lycéens peuvent accéder à l'enclos. Une visite
à la Fournaise et un volcan en activité sur lesquels il faudra
sans doute disserter dans les prochains jours.
Georges Lazarre
* Précision : Le rectorat étudie avec RFO la possibilité
d'entrer les prises de vues de la télévision sur le site.
Adresse de l'académie : www. ac-réunion.fr/pedagogie/svt/volcimag