1H15 DE MARCHE JUSQU'AU FRONT DE COULÉE
Les coulées sont toujours visibles et bien actives dans la Plaine
des Osmondes (visibles depuis le Nez coupé de Sainte-Rose) où
elles s'étalent avant de plonger dans les Grandes pentes. Au cours
des dernières vingt-quatre heures, leur cours a dévié
vers le sud et de nouveaux bras envahissent heure après heure de
nouvelles zones de végétation. Néanmoins, un lit bien
défini ne parvient pas à s'installer pour alimenter de manière
suffisante une nouvelle coulée qui atteigne le Grand Brûlé.
On peut accéder au front de la coulée actuelle depuis la
route nationale 2 en empruntant un sentier dont le départ se situe
en surplomb du gros kiosque du parking de la Vierge au parasol, à
proximité du rempart de Bois-Blanc.
On emprunte au départ un ancien sentier plutôt correct.
Il serpente dans la coulée en gratons de 1931 à travers la
forêt et les fougères. Au fur et à mesure de la montée
(300 mètres de dénivelé au total environ), la piste
devient moins agréable, le sol plus inégal. Les arbres laissent
place à une végétation plus basse (pensez à
vous munir d'une casquette). Le parcours vous amène à escalader
puis redescendre de multiples crêtes, autant de coulées anciennes
du volcan, plus ou moins végétalisées (on rejoint
la coulée de 1961), il est vrai que le grand incendie du début
de 1993 à réduit à néant une partie de la forêt
de filaos dont subsistent encore des troncs blanchis ! Parfois glissant,
même en l'absence de boue, ce sentier est déconseillé
au trop jeunes enfants qui peineraient. Des chaussures qui accrochent bien
sont conseillées.
En une heure un quart, voire une heure et demie selon la condition
physique, on arrive au front de coulée, constitué de laves
cordées, qui s'est figé depuis dimanche et n'avançait
plus hier, même si de multiples petites langues de lave continuent
de sortir, sans grande conviction il est vrai. N'oubliez pas de vous munir
d'eau et de nourriture pour cette randonnée d'un minimum de quatre
heures aller-retour en comptant une pause d'une heure sur place.
François Martel-Asselin