11 Mars 1998
PLAN DE CIRCULATION
La route du volcan reprend sa respiration

Annoncé hier matin par le préfet Robert Pommiés, le
plan de circulation mis en place à partir de Bourg-Murat a tenu
ses promesses et quelque peu décongestionné la route du volcan,
totalement axphyxiée avant-hier soir.
C'est à 18 heures tapantes que l'accès au Pas-de-Bellecombe
a été bouclé par le dispositif de gendarmerie hier,
sur décision du préfet Robert Pommiès. "Il n'est pas
question que ce qui s'est passé lundi ne se renouvelle aujourd'hui",
soulignait-il hier à 12h30 au journal télévisé
de RFO. Effectivement, la pagaille fut totale, générale et
frustrante dans la soirée de lundi, dès neuf heures et jusqu'à
environ minuit ; c'est à ce moment-là que la gendarmerie
pouvait enfin bloquer l'accés à la route du volcan, pour
ne la rouvrir que vers 3 heures du matin et libérer entre temps
le site des milliers d'automobilistes coincés dans les embouteillages
sur la route forestière. Le Pas-de-Bellecombe était totalement
saturé, et nombreux sont ceux qui ont dû rebrousser chemin
à quelques kilomètres à peine du site, contraints
et forcés, alors que d'autres abandonnaient leur véhicule
et poursuivaient à pied, générant ainsi un monstrueux
embouteillage (joli spectacle toutefois, que ce long ruban lumineux dans
la Plaine-des-Sables, coiffé par les fumées rougeoyantes
de l'éruption).
Priorité aux taxis collectifs
Rien de tel hier soir, fort heureusement. Plus de soixante-dix gendarmes
étaient en place en trois points aux abords de la bifurcation de
la Grande Ferme et au PC situé au Pas-de-Bellecombe. Le principal
point de régulation était installé au niveau du carrefour
en face de l'ancienne décharge, juste avant la bifurcation vers
la route du volcan (un parking est à votre disposition, ainsi que
des taxis collectifs - voir par ailleurs).
Environ 300 véhicules ont pu passer avant la mise en place du
dispositif, c'est-à-dire avant 18 heures, et c'est à peu
près ce même volume qui pouvait emprunter la route par vagues
successives durant toute la nuit. Mais, sur la route forestière,
les automobilistes étaient arrêtés par les forces de
gendarmerie présentes et devaient céder le passage aux taxis
collectifs, prioritaires. Il était certes question de n'avoir recours
à cette solution (fermeture de la route forestière 5) que
dès que la circulation deviendrait trop "tendue", mais l'effet fut
en fait immédiat à 18 heures, pour permettre de fluidifier
rapidement le réseau routier. Vers 23 heures, si des bouchons commençaient
à se former à l'entrée de la Plaine-des-Cafres sur
la nationale, la route du volcan, quant à elle restait relativement
dégagée. Ce dispositif devrait être maintenu pour les
jours à venir, sauf décision contraire du préfet.
Un conseil toutefois si vous voulez éviter de rester pris dans
les embouteillages qui se forment avant le plan de circulation, évitez
les heures d'affluence au volcan, qui se situent actuellement entre 18
heures et 23 heures.
Valérie Koch